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News bière – Un nouveau collectif de commerçants Dinantais – Houblon

De “hautes tensions“entre le collège et les commerçants sont mentionnés.

Un nouveau collectif de commerçants Dinant vient de voir le jour. Elle a été créée au cours du mois d’avril par Mike Londot (CapSun), Pascal Mahaux (Atelier O Chocolat), Thibaux Gaillard (Coin des Gourmets) et Adrien Nicolas (bière La Croisette de Dinant).

Les membres expliquent: ” Nous avons actuellement plus de 100 membres dans le groupe privé des commerçants et indépendants de la ville de Dinant. «Nous avons créé ce collectif suite aux fortes tensions rencontrées entre les commerçants dinantais et le collège municipal. Nous pensons que la ville n’écoute plus ses commerçants et ne travaille plus avec eux! Nous souhaitons que cela ne fonctionne pas pour Nous mais avec nous. Un fossé entre les commerçants de Dinant et le pouvoir municipal est en train de se créer et cela s’accentue encore après la crise de Covid-19.

Ce collectif est apolitique et vise à communiquer plus rapidement et efficacement entre les commerçants, la ville, l’ADL et l’Office de Tourisme. ” Nous souhaitons revitaliser la ville de Dinant avec une politique commune et unie, pour créer des événements importants pour toute la ville. Actuellement, certains districts se sentent négligés et n’organisent presque aucun événement. C’est pourquoi nous voulons les organiser à plus grande échelle et dans tous les quartiers en même temps. Pour ce faire, nous pouvons compter sur le soutien de tous les commerçants ainsi que d’un photographe, d’un caméraman, d’un graphiste et d’un avocat. Ce sont tous des professionnels actifs dans la ville de Dinant. Nous allons créer une ASBL afin de donner un statut officiel à notre collectif.

Une première action de ce groupe s’est faite dans l’anonymat le plus complet. ” Nous avons exhorté l’ADL à revoir sa position lors de la fête des mères le 10 mai qui était initialement destinée uniquement aux fleuristes de Dinantais. Grâce à notre collaboration avec l’ADL, nous avons pu étendre ce système de livraisons volontaires à tous les commerçants Dinantais. Notre collectif a réuni 18 bénévoles sur un total de 26 présents. Une deuxième action est la diffusion d’une vidéo faisant la promotion du commerce local de Dinant pendant cette période de confinement. Et la création d’une page Facebook pour eux qui s’appellera Dinant shopping & services.

Nous souhaitons également réagir aux actions d’aide menées par les autorités locales concernant les entreprises de Dinantais. Malheureusement, nous regrettons, encore une fois, qu’aucun commerçant n’ait été contacté pour trouver des solutions ou proposer des alternatives à l’assistance en tout genre. Cette décision de bons cadeaux a été prise par le collège municipal sans aucun contact avec les commerçants et sans même leur demander leur avis.

Le comité donne son avis sur différentes initiatives.

“Billet Cado” “C’est une très bonne idée pour les magasins tels que l’habillement, les bijoux, les solariums, les chocolatiers, … Cependant, ce système de “bon cado” est malheureusement très inefficace pour les commerçants Horeca. Secteur dont la date de déconfinement n’est pas encore connue. Nous souhaitons que la ville trouve un autre moyen de soutenir ce secteur particulier qui est essentiel à l’activité économique de la ville de Dinant.

“Le ticket de parking” “Nous tenons à souligner que les commerçants de Dinant devront vendre des tickets de parking gratuits pour une période de 7 jours pour ce faire. Le prix demandé sera de 0 à 5 €. Le commerçant doit donc réussir à vendre des places de parking gratuites à ses clients. Si ce dernier n’en vend pas ou les remet gratuitement à ses clients, l’aide de la ville s’élèvera donc à 0 € … Cette décision est d’ailleurs en contradiction avec les raisons de la mise en place du parking payant à Dinant. Cela, selon les politiciens, est payé pour éviter les voitures à ventouses dans le centre-ville de Dinant. Avec ce système de stationnement de 7 jours, il y a un risque d’avoir à nouveau des ventouses pour une période renouvelable de 7 jours. Cela aura un impact sur certaines entreprises. Pour résumer, nous commercialiserons des places de stationnement qui pourraient avoir un impact négatif sur nos activités du fait de la présence de ventouses … Le système de stationnement payant actuel est un frein au développement de toutes les entreprises du centre-ville. En effet, on constate que dans de nombreuses villes de France, ce système est complètement abandonné car les clients fuient les centres villes pour les zones où le stationnement est gratuit. Pourquoi pas un système de zones rouges, orange et vertes? Zone rouge pour la rue grande et la rue Sax avec 30 min gratuits et redevance en cas de non-paiement de 20 €. Zone orange pour les parkings et certaines autres rues importantes, 2 heures de stationnement gratuit et 10 € de frais. Zone verte entièrement libre. Nous sommes reconnaissants qu’à travers l’opération “un ticket avec mon marchand”, la ville de Dinant admette qu’un parking gratuit est nécessaire pour dynamiser le centre-ville.

“Autoriser l’exploitation à l’année des terrasses des établissements Horeca” Les commerçants d’Horeca trouvent cela logique car ils paient également une taxe annuelle ainsi qu’une location du mobilier pour une année complète. L’année dernière, plusieurs commerçants ont fait la demande à la ville de mettre des terrasses en hiver (par beau temps). Celles-ci ont été refusées par la ville sous prétexte d’un refus du SPW. Notre question est la suivante: est-ce la ville de Dinant ou le SPW qui décide? On a l’impression que la ville se cache derrière le SPW pour ne pas assumer ses propres décisions … qui sont souvent contradictoires.

“Est en négociation avec le SPW afin d’obtenir l’annulation du paiement de la concession de la Croisette” “Si le SPW refuse, les commerçants devront donc malgré tout payer la taxe annuelle et donc la ville ne l’annulera pas. Encore une fois, aucune aide de la ville. Cela représente entre 1000 et 2000 € par an selon la taille de la terrasse sur le domaine public.

“Soutient l’initiative de l’office de tourisme pour obtenir le report du prêt de mobilier de terrasse” “Ainsi, si le report est refusé, les commerçants devront payer les meubles qu’ils n’auront pas eu la chance d’utiliser. Cette location de mobilier se situe entre 4000 et 8000 € par an pour certains commerçants! Nous constatons donc que ces “aides” sont souvent conditionnelles et qu’en cas de réponse négative des banques ou du SPW, la Ville de Dinant facturera en effet l’intégralité de ces frais aux commerçants. “