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News bière – “Je rêve de ce sandwich depuis deux mois” – Bière brune

Pour ce lundi 11 mai tant attendu, il y a d’abord eu les “devoirs”, avec une séance chez le coiffeur. Maintenant, place au plaisir, digne de «la première gorgée de bière» de Philippe Delerm: accompagné de son fils, Ulric fait la queue devant une boutique du Faubourg Saint-Denis, au 10e quartier de Paris, où il attend son sandwich kurde:

“J’en rêve depuis deux mois”.

Le dessinateur est heureux d’avoir retrouvé une grande partie de sa liberté parce que ce qui lui manquait le plus pendant l’accouchement, c’était de pouvoir “faire ce que je veux, quand je veux”. “

Ulric et d’autres dans ce quartier commerçant animé de la capitale racontent à “l’Obs” leur premier jour après leur accouchement, dans la vidéo ci-dessous.Mais au fait, aurons-nous encore des amis après l’accouchement?

Ici comme ailleurs, tout le monde attendait ce premier jour de déconfinement, même si, finalement, “ça ne change pas grand-chose”, comme le souligne Sophie, cartographe, pour qui, le premier plaisir, “n’est pas de devoir terminer un pour pouvoir sortir une heure. Mais pour réaliser sa vraie attente, il lui faudra encore attendre:

“Nous avons une maison en Normandie et nous avons joué de bons citoyens: nous avons décidé de ne pas risquer d’aller infecter là-bas. Mais ça me manque beaucoup. Il y a donc eu une grosse déception quand ils ont annoncé le rayon de 100 kilomètres.”Urgence sanitaire: ces nouvelles mesures qui inquiètent

Soulagé mais inquiet

Du café dans une main, de plus en plus dans l’autre, Carmen a voulu marquer cette journée, même si le déconfinement n’est pas tout à fait réel … Carmen rêve de trouver le café où, chaque jour, elle avait l’habitude de déjeuner. Elle aime y rencontrer des gens, pouvoir échanger. “L’enfermement social est difficile”, admet le retraité, donc “c’est un déconfinement, un réel ou un faux, franchement, je ne sais pas”.

Les habitants de Porte Saint-Denis trouvent leurs marques, mais ils sont aussi inquiets. Inquiet du transport bondé, de l’activité qui ne redémarre pas mais aussi du comportement de certains face à l’épidémie de Covid qui, elle, n’est toujours pas terminée. Sophie reste tellement déconcertée quand elle voit un homme, masque sous le menton, cracher sur le trottoir.

Crise sanitaire, crise écologique … Faut-il “dégonfler” les villes?

Sami est chauffeur de taxi. Depuis le début de l’internement, il n’a pratiquement pas de travail et ne voit pas la situation s’améliorer rapidement:

“Récupération? Où? Il n’y a personne. Nous ne savons vraiment pas où nous sommes …”

Emilie est infirmière auxiliaire, elle vient de Courneuve. La jeune femme est heureuse de retrouver les personnes âgées avec qui elle travaille mais constate qu’il y a déjà trop de monde dans les transports:

“Les trains étaient vraiment pleins aujourd’hui. Tout le monde portait un masque mais je suis toujours un peu inquiet.”Déconfinement: comment éviter le retour des bouchons à Paris?