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News bière – De Montpellier à une grange en Corrèze: c’est la belle histoire de la Brasserie HV – Bière noire

Ils font partie de ces itinéraires remarquables et inspirants. De ceux remplis de joie, presque un peu fous mais finalement si naturels quand ils le disent. Cette belle histoire est celle de Stéphane Habran et Clémence Vuillemet. Dans leur vie urbaine, dans une brasserie installée dans une grange en Corrèze, ils ont fait leur rêve d’un projet concret, en créant leur micro-entreprise: Brasserie HV.

Aucun des deux n’avait un appétit particulier pour le monde de la bière. Les deux trentenaires vivaient dans “un petit appartement au centre de Montpellier” avec leurs deux filles. Elle était enseignante. Lui, dans les travaux publics, un travail qu’il fait encore aujourd’hui.

Tout commence par un cadeau pour Noël

Le point de départ ? Le hasard, tout simplement. Un petit cadeau devient le déclencheur. “Pour Noël, on nous a offert un livre sur le brassage”, se souvient Clémence. Alors sans trop y croire, “on a voulu essayer”. Là, c’est le clic. “Nous l’avons aimé directement. Nous avons commencé en amateur dans notre petite cuisine, dans une petite cocotte”, sourit le couple.

Il a quitté Paris pour Uzerche; l’ingénieur du son est devenu brasseur.

Ce passe-temps, les amenant à fabriquer des bières uniquement pour eux et leurs amis, se transforme en véritable passion. Stéphane passe rapidement un diplôme de brasseur à Paris.

Je voulais me professionnaliser, connaître le processus de fabrication de la bière pour pouvoir le faire correctement.

Stéphane Habran

Les deux commencent alors à rêver d’une autre vie, pour la terminer avec le brouhaha de la ville des clapas. Tout semble tracer pour la petite famille: il est temps de passer au vert. “Il est vrai que cette activité brassicole était une bonne excuse pour aller à la campagne”, reconnaît Clémence.

Puis la famille quitte sa vie pour s’installer dans le vert en Corrèze

Il y a maintenant plus de deux ans “sans trop de labeur”, ils trouvent une maison et une grange à Saint-Germain-les-Vergnes, au milieu de la campagne corrèze “car nous étions déjà venus en vacances et nous avions l’amour”. Un petit havre de paix où la famille essaie de vivre de façon indépendante.

Pendant deux ans, ils ont rénové la grange pour créer leur laboratoire et leur boutique. Le tout basé sur l’ingéniosité. Parce que dans ses temps libres, Stéphane “aime travailler le bois” et touche à tout. Comme ça, tout leur était destiné à vivre ici.

Pour l’instant, cette activité ne leur permet pas d’en vivre

En novembre 2019, ils ont officiellement créé leur micro-entreprise: Brasserie HV, “pour les premières lettres de nos noms de famille, simplement …” Nous ne voulions pas d’entreprise parce que nous ne vivons pas de la brasserie “, souligne Stéphane.

C’est vraiment amusant. Nous faisons cela deux week-ends par mois mais cela prend beaucoup de temps.

Stéphane Habran

Toute la famille participe à cette œuvre colossale. Clémence est principalement responsable de l’administration et de l’étiquetage. Stéphane, il contrôle de A à Z le processus de fabrication de ses bières “exclusivement à base de céréales biologiques”. Sans oublier Ambre, leur fille aînée “mon assistante!”, Rit Stéphane, toujours prêt à se salir les mains. Avec eux, la passion se partage dans toute la famille.

Coronavirus: Les brasseurs et les négociants en Corrèze s’adaptent en temps de crise.

Tout commence alors très rapidement pour leur entreprise. De bouche à oreille, la collaboration avec les commerçants locaux et le marché de Noël de Saint-Germain les conduit rapidement à être en rupture de stock avec une production de tournée équivalente à “environ 135-140 litres”, estime le couple.

Mais ils souhaitent développer leur micro-entreprise

La recette de leur bière? “Nous avons quatre bières permanentes et bières éphémères. Ce qui nous distingue, c’est avant tout le fait que nous avons une bière assez sucrée, fruitée et parfumée.” Mais pour eux, pas question de parler de «concurrence» avec les autres producteurs locaux. “Nous aimons acheter les bières de nos collègues pour nos apéritifs!” Dit Stéphane.

À terme, la petite famille souhaite intensifier encore sa production. “Notre rêve serait de pouvoir y vivre …”

Marjorie Ansion (photos: Agnès Gaudin)