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News bière – Après le vin, la bière et le cidre, les spiritueux demandent du soutien – Malt

Chiffre d’affaires nul dans les bars et restaurants fermés, baisse des ventes des supermarchés, tourisme au point mort: la Fédération française des spiritueux (FFS) demande mercredi à l’Etat des mesures pour sortir de la crise.

Déjà en “léger déclin” avant l’épidémie de Covid-19, “la filière ne va pas bien”, résume à l’AFP le président du FFS, Michel Gayraud.

Les entreprises du secteur, dont 90% de PME, sont “en très grande difficulté”, dit-il, notamment celles qui dépendent le plus des hôtels et restaurants, du tourisme lié aux visites de distilleries et de la vente directe.

Les grands détaillants ne compensent pas, avec des volumes en baisse de 4% sur un an et de 8% du 23 mars au 19 avril, rapporte-t-il.

Quant à l’export, “plus d’une entreprise sur quatre a subi une perte de plus de 40% de son chiffre d’affaires en raison du ralentissement du commerce international et des problèmes logistiques”, a indiqué le FFS dans un communiqué appelant à “des mesures spécifiques indispensables à la reprise économique”. “.

Parmi eux, une exonération des charges patronales ainsi qu’une harmonisation “temporaire”, à 10%, des taux de TVA sur les boissons et les aliments dans l’hôtellerie et la restauration, détaille le trésorier de l’AFF, Jean-Pierre Cointreau. La TVA applicable aux boissons alcoolisées est normalement de 20%.

La Fédération demande également une modification du “mécanisme de calcul” du seuil de revente à perte (majoré de 10% depuis la loi alimentaire), compte tenu de la fiscalité spécifique des spiritueux, afin de réduire “l’effet inflationniste pour le consommateur” et soutenir la consommation, ajoute-t-il.

Le FFS plaide également pour l’intégration des entreprises de spiritueux dans le plan de soutien au tourisme élaboré par le gouvernement, leurs sites de production attirant chaque année près de deux millions de visiteurs en France métropolitaine et à l’étranger.