Info bière – Coronavirus: pour les funérailles, les directeurs de funérailles et l’Église s’adaptent – Houblon

Nicole, qui consulte quotidiennement la section des annonces de décès dans son journal, le confirme: «Dans nos villages du Calvados, les gens se connaissent, ils veulent être présents aux funérailles. J’arrive habituellement très tôt aux cérémonies pour être sûr d’avoir un siège dans l’église. “

Ces images d’églises ou de cimetières somptueusement alignées pour l’enterrement sont maintenant entre parenthèses. Avec le durcissement des mesures contre la propagation du coronavirus, l’assistance est désormais limitée à vingt personnes. “Elle est réservée à l’intimité familiale la plus stricte”, explique le père Laurent Berthout, porte-parole du diocèse de Bayeux-Lisieux. Nous devons respecter les mesures dans nos églises. “

Les laïcs de plus de 70 ans sont désormais invités à cesser de participer aux cérémonies. “Des prêtres âgés continuent de gérer les bureaux, mais se protègent et se lavent régulièrement les mains”, a ajouté le pasteur. Certains semblent cependant réticents et se contentent d’accompagner une petite procession familiale au cimetière.

Une autre cérémonie à la fin de la crise

Les restrictions liées au virus ajoutent au chagrin des familles. Laurent Berthout a pu mesurer ce mardi 17 mars, lors de l’enterrement d’une femme de 54 ans, qu’il a célébrée avec un masque. «Elle était encore jeune et nous attendions beaucoup de monde, mais nous n’avons accueilli qu’une vingtaine de proches. Quand je leur ai dit que nous allions faire une autre cérémonie à la fin de la crise, j’ai vu des sourires sur leurs visages. Le diocèse prévoit en effet des moments de méditation plus remarquables, quand les choses vont mieux.

En amont, les directeurs de funérailles observent également de près l’évolution de l’épidémie et des mesures. Un décret publié mardi a précisé la procédure à suivre avec les restes. Yannick Rougereau, directeur d’une agence à Vire, s’adapte: «Les proches peuvent venir voir le défunt dans la chambre funéraire, mais seulement deux par deux. “

Il a également formé son personnel, en particulier pour la manipulation des corps. «Nous nous protégeons toujours lorsque nous le faisons. Mais s’il y a un doute sur un défunt, que le médecin soupçonne une infection à coronavirus, nous avons des combinaisons complètes spéciales, comme nous le voyons à la télévision. “

Brassage immédiat pour les cas prouvés

Le directeur des funérailles se prépare également à traiter les cas avérés. “La procédure est claire”, explique Yannick Rougereau. Le corps sera placé dans un sac mortuaire à l’hôpital. Nous procéderons ensuite au brassage immédiat. Le cercueil ne sera plus ouvert avant l’enterrement ou la crémation. «Cela signifie qu’il nous est interdit de laver le corps, de l’habiller et d’offrir une veille à la famille. “

Précautions nécessaires, alors que le virus ne meurt pas au moment du décès de la personne. Le délai légal de six jours pour l’inhumation ou l’incinération est maintenu.