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Craft beer – Le gouvernement au secours de la viticulture – Mousse de bière

Vignes en Bourgogne, le 23 mars 2020. – KONRAD K./SIPA

Avec la crise sanitaire mondiale et les taxes américaines, le secteur du vin est dans le rouge. Pour répondre à cette situation, l’exécutif a décidé d’octroyer une aide à la viticulture française. “Le gouvernement va exonérer les charges sociales des très petites et très petites entreprises du secteur vitivinicole et met en place un dispositif de distillation de crise de 140 millions d’euros”, a annoncé lundi soir, sans plus de précisions, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

Les professionnels n’ont pas réussi

Cependant, ces mesures ne feront pas forcément sourire à nouveau les professionnels. Ils sont en effet inférieurs, au moins pour la distillation, à ce que l’industrie avait exigé la semaine dernière. Les viticulteurs ont demandé l’autorisation d’une distillation de crise “d’au moins trois millions d’hectolitres de vin en excédent” pour un budget de “260 millions d’euros y compris les distillateurs”, après la baisse de la consommation due aux fermetures de cafés et restaurants et la baisse exportations vers les États-Unis. Cette distillation doit notamment être utilisée pour faire du gel hydroalcoolique.

De manière générale, Bernard Farges, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), a évoqué “des réponses claires mais insuffisantes pour le moment”, appelant le gouvernement à “faire plusieurs pas de plus”. Selon lui, “aujourd’hui, deux millions d’hectolitres sont annoncés par les ministres. On dit qu’il faut trois millions d’hectolitres pour soutenir les marchés et permettre de relancer une campagne dans des situations moins difficiles”. “Sur les exonérations de charges, on ne sait toujours pas, il faut travailler plus, examiner les besoins “, a-t-il ajouté, évoquant” des difficultés qui s’accumulent chaque mois “pour les entreprises.

Gérer les taxes américaines

Pour tergiverser, le ministère de l’Agriculture a insisté pour rappeler que les négociations ne sont pas complètement terminées: “les ministres ont insisté sur le fait que le plan proposé est une première étape et qu’une clause de révocation sera organisée dans les prochaines semaines pour renforcer le plan si nécessaire, notamment via des aides supplémentaires aux distilleries ». Enfin, Bruno Le Maire a évoqué l’intention de la France de renouveler sa demande à l’Europe d’un« fonds de compensation »pour soutenir le secteur du vin, face aux 25% de douane droits mis en place en octobre dernier par les États-Unis sur les vins français, espagnols et allemands de moins de 14 degrés, en représailles au conflit de l’aviation transatlantique.



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