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Craft beer – La cueillette de fruits et légumes prise d’assaut par les familles – Bière blonde

Une femme cueille des fraises sur le site de cueillette de Thorigné-Fouillard, près de Rennes. – C. Allain / 20 minutes

  • Autorisée depuis le déconfinement, la cueillette des fruits et légumes est un succès à Thorigné-Fouillard, près de Rennes.
  • Des règles sanitaires ont été imposées et une seule direction de circulation a été établie.
  • Le confinement semble marquer un retour aux producteurs locaux et aux circuits d’approvisionnement courts.

” C’est de la folie “. Le parking est occupé, très occupé. Une semaine après le début du déconfinement, le site de cueillette de fruits et légumes de Thorigné-Fouillard a vu sa fréquentation exploser. Lundi après-midi, des dizaines de familles étaient sur place pour cueillir des fraises, des courgettes, de la rhubarbe ou ramasser les premières cerises. “Habituellement, notre jour creux est lundi. Mais il n’y a plus de jour creux, semble-t-il”, ironise le jeune homme à l’entrée de la ferme. Assis sur une remorque agricole faisant office de sas d’entrée, cet employé de
le Rassemblement de Thorigné distille les instructions. “Vous ne pouvez pas revenir en arrière. Et vous ne pouvez entrer dans le magasin qu’un par un pour payer.”

Cette année, le site de cueillette a pu ouvrir un peu plus tôt que prévu en raison de la météo favorable. Pendant une quinzaine de jours, le propriétaire de l’endroit voit de plus en plus de gens parader dans ses ruelles. Après avoir gardé son magasin ouvert pendant l’emprisonnement, Jean-Paul Ferron a fait campagne auprès de la préfecture pour pouvoir rouvrir sa cueillette. “Oui, je craignais de ne pas pouvoir rouvrir. Mais nous avons obtenu l’autorisation, nous avons juste dû nous adapter.” Les brouettes sont interdites et une direction de circulation a été mise en place pour empêcher les clients de traverser les chemins. Sur ce site de 55 hectares, l’espace ne manque pas et l’éloignement social est facile. Dans les rangées de fraises, les vendangeurs veillent à ne pas se rapprocher.

“Les règles sont assouplies”

Pendant quelques jours, Jean-Paul Ferron avait interdit aux familles de venir, demandant aux gens de venir seuls. «J’ai dû refuser l’accès à une mère avec ses trois enfants. J’en avais honte.» Le fermier a finalement obtenu le feu vert pour laisser passer les petits groupes, à condition qu’ils ne passent pas tous par le magasin à la fin. “Les règles sont devenues plus flexibles.” En ce lundi ensoleillé, les cerisiers tremblaient aux mains d’adultes et d’enfants ravis de pouvoir sortir. “C’est une autre forme d’école ici. On apprend à cueillir des cerises, on regarde la nature faire son travail. On est bien dehors”, résument deux mères, chacune perchée sur un escabeau. A côté d’eux, les enfants jouent. “On ne risque rien si on fait attention car on est dehors. Je trouve ça rassurant », poursuit un habitué.

Venant avec sa fille Mathilde, Christophe est aussi serein. “Nous avons pris le masque pour entrer et sortir mais sinon, nous sommes silencieux. Mais je reconnais qu’il y a des gens. Ils sont victimes de leur succès.” A la sortie des champs, c’est l’embouteillage. Les cueilleurs font la queue à à l’entrée du magasin, attendez au soleil, gardez vos distances. “On sent qu’il y a une attente pour revenir au local, au commerce local. Ici, c’est vous qui cueillez votre salade, c’est très très court circuit. C’est plus rassurant. “

Stockez la couverture rigide pendant le confinement

Les chiffres le confirment. Pendant l’emprisonnement, le magasin de la ferme a continué à ouvrir et a vu sa fréquentation doubler. La cueillette, qui représente 40% du chiffre d’affaires de l’entreprise, est également très tendance et continue d’attirer de nouveaux adeptes. Pas sûr qu’il reste beaucoup de fraises pour les clients demain.



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