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Bière artisanale – Déconfinement: pourquoi nous devrions encore attendre les repas de famille ou les boissons entre amis – Bière

l’essentiel
Le déconfinement permet à nouveau d’organiser des repas en famille et des apéritifs entre amis dans une limite de dix personnes. Faut-il participer sans crainte ou attendre encore un peu? Des spécialistes vous répondent.

Aller boire un verre entre amis le vendredi soir? Un repas en famille avec les grands-parents le dimanche midi? Si vous manquez la nouvelle bière de l’ami ou la jambe de mamie, il est à nouveau possible de la déguster depuis ce lundi matin, avec le début du déconfinement. Le seul impératif: ne dépassez pas une limite de dix personnes.

“Il est important de renouer les liens sociaux et familiaux. La période a été psychologiquement difficile pour de nombreuses familles”, explique Nicolas Brun, coordinateur santé de l’Unaf, le syndicat national des associations familiales. Et les familles sont impatientes: “C’est une question récurrente dans mon bureau depuis ce lundi matin”, explique le Dr Jean Thévenot. Les appels vidéo via WhatsApp, Skype ou Zoom – bien qu’utiles – n’ont pas remplacé le contact physique.

Faut-il donc se retrouver en famille ou entre amis sans crainte? Oui, tout en gardant ses distances rappelle la Direction générale de la santé. “Le respect des gestes barrières doit être maintenu, les baisers sont donc interdits, les distances physiques sont fortement recommandées ainsi que le lavage des mains sur une base régulière”, indique la DGS The South Dispatch.

Attendez juin

Si l’apéritif ou le repas de famille est à nouveau possible, le Dr Jean Thévenot, président du conseil régional d’Occitanie de l’ordre des médecins, recommande d’attendre jusqu’en juin. «Je conseille d’attendre un peu plus longtemps pour un repas de famille, en juin par exemple. Ce n’est pas parce que nous sommes liés, que nous avons moins de risques Lorsque vous avez une réunion de dix dans un bureau, dans le milieu professionnel, il y a pas de câlins, il y a moins de risques que dans le cercle familial. “

Pour Nicolas Brun, de l’Unaf, “il faut éviter que la cellule familiale ne soit contaminée”. L’intérêt est de protéger les grands-parents, surtout si leur état de santé les rend plus fragiles vis-à-vis du Covid-19. D’autant plus que les gestes protecteurs peuvent être oubliés à mesure que le repas progresse.

Alors, quelles sont les choses à faire et à ne pas faire? Se laver les mains à l’eau et au savon est essentiel. Les bisous ? Éviter. Distanciation sociale, il convient de la respecter à table. Faut-il aller jusqu’à porter le masque même à l’intérieur? “Un regroupement familial avec un masque peut avoir un côté ludique”, explique le Dr Jean Thévenot qui rappelle que “dans 98% des cas, cette maladie est bénigne”. Faut-il désinfecter les poignées de porte de la maison? “Tout dépend de la confiance de chacun”. A l’apéritif, on évitera de se plonger les mains dans le même bol d’arachides …

Responsabilité morale de la famille

Selon les interlocuteurs que nous avons contactés, tout dépend des relations que les participants ont eues avant le repas ou l’apéritif avec des amis. Si les parents sont restés télétravaillés et que les enfants ne sont pas retournés à la crèche ou à l’école, il y a moins de risques de voir leurs grands-parents ou amis que si les enfants sont retournés à l’école ou les parents sont retournés à leur lieu de travail en plein air cette semaine. Il en va de même pour les grands-parents qui devraient garder leurs petits-enfants d’ici la fin de l’année scolaire.

“Il y a une responsabilité morale pour la famille”, explique Nicolas Brun, coordinateur santé de l’Unaf, le syndicat national des associations familiales. Chacun a également une responsabilité individuelle. Une chose est sûre: “nous ne reprendrons pas les repas familiaux habituels”. Le Dr Jean Thévenot ajoute: “La distance n’empêche pas l’affection”.